Les Français, bonnet d’âne européen de la connaissance économique ?

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« Bonjour, pouvez-vous me dire quelle est la différence entre un chiffre d’affaires et un bénéfice ? »  Un jeune trentenaire urbain a l’air un peu gêné par cette question posée par un des journalistes de Placéco Bordeaux , le média économique dirigé par Yann Buanec, en Nouvelle Aquitaine.

« Euuh – le bénéfice, c’est après les salaires, non ?… » Plus loin, une dame un peu plus âgée : « oui, le bénéfice, c’est après les impôts, non ? »…

Pendant un peu plus d’une heure, l’homme de presse déambule sur les quais de Bordeaux, dans le but de recueillir une cinquantaine de réponses.

Le bilan est éloquent : plus de la moitié des personnes interrogées ne sait pas répondre à la question et beaucoup d’autres, dans l’autre moitié, ont une réponse pour le moins évasive.

Yann me confirmait récemment que si 80% des Français étaient pour la taxe Zucman (un impôt qui pénaliserait de façon significative les Français les plus fortunés), 90% étaient incapables d’en donner une définition satisfaisante !

La France est-elle championne de la méconnaissance de la chose économique?

Résultat d’expérience inquiétant dans une année pré-électorale, où les Français auront à choisir entre plusieurs candidats, qui, comme en 2017 ou 2022, proposeront des solutions économiques pour « améliorer le pouvoir d’achat des Français » tout en réduisant le déficit astronomique de l’Etat ! une équation qui n’a jamais été simple et sur laquelle se sont cassés les dents plusieurs Premier Ministres.

Malheureusement, l’expérience passée nous montre que des chefs de parti n’hésitent pas à pratiquer la surenchère des dépenses en essayant de faire oublier la montagne de déficit qui grandit chaque année (et qui a enflé sous l’ère Macron de plus de 1000 milliards, un chiffre que l’on a beaucoup de mal à se représenter).

Que faire ? notre pays fait-il réellement partie de ceux qui sont les moins bien formés en matière de culture économique? c’est possible.

Paradoxalement, des économistes français raflent régulièrement les prix Nobel d’économie, comme Philippe Aghion en 1992, ou Jean Tirole, en 2014.

On rappelle à longueur d’années que la France, contrairement à tous ses voisins, n’a toujours pas effectué les réformes de base pour assainir son budget (pire, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron et de son Premier Ministre, elle a lâchement abandonné en 2025 une timide réforme des retraites !, ce qui alourdit encore le déficit de quelques milliards, de façon structurelle !).

Il y a pourtant des solutions.

A l’instar de l’ancien big boss d’Essilor, le géant des verres correcteurs de lunettes, Xavier Fontanet*, il faudrait lancer rapidement un enseignement basique, très accessible, qui permette à tous, jeunes ou expérimentés, de se familiariser avec le B-à-Ba d’un compte de résultat simplifié.

Heureusement, les économistes qui savent faire preuve de pédagogie ne manquent pas dans notre pays, certains sont même invités régulièrement sur les plateaux télévisés – Philippe Dessertine ou Nicolas Bouzou , pour n’en citer qu’eux deux.

Les journalistes éco comme François Lenglet ou la directrice du think tank, Fondation IFRAP Agnès Verdier-Molinié, font également un travail de vulgarisation exceptionnel.

Les organisations patronales comme le MEDEF Mouvement des Entreprises de France , la Les Entrepreneurs , mais aussi les organisations syndicales côté salariés devraient s’unir pour proposer des modules accessibles, en particulier par internet, pourquoi pas réalisés par nos économistes ?

« Bonjour, pouvez-vous me dire quelle est la différence entre un chiffre d’affaires et un bénéfice ? »  Un jeune trentenaire urbain a l’air un peu gêné par cette question posée par un des journalistes de Placéco Bordeaux , le média économique dirigé par Yann Buanec, en Nouvelle Aquitaine.

« Euuh – le bénéfice, c’est après les salaires, non ?… » Plus loin, une dame un peu plus âgée : « oui, le bénéfice, c’est après les impôts, non ? »…

Pendant un peu plus d’une heure, l’homme de presse déambule sur les quais de Bordeaux, dans le but de recueillir une cinquantaine de réponses.

Le bilan est éloquent : plus de la moitié des personnes interrogées ne sait pas répondre à la question et beaucoup d’autres, dans l’autre moitié, ont une réponse pour le moins évasive.

Yann me confirmait récemment que si 80% des Français étaient pour la taxe Zucman (un impôt qui pénaliserait de façon significative les Français les plus fortunés), 90% étaient incapables d’en donner une définition satisfaisante !

La France est-elle championne de la méconnaissance de la chose économique?

Résultat d’expérience inquiétant dans une année pré-électorale, où les Français auront à choisir entre plusieurs candidats, qui, comme en 2017 ou 2022, proposeront des solutions économiques pour « améliorer le pouvoir d’achat des Français » tout en réduisant le déficit astronomique de l’Etat ! une équation qui n’a jamais été simple et sur laquelle se sont cassés les dents plusieurs Premier Ministres.

Malheureusement, l’expérience passée nous montre que des chefs de parti n’hésitent pas à pratiquer la surenchère des dépenses en essayant de faire oublier la montagne de déficit qui grandit chaque année (et qui a enflé sous l’ère Macron de plus de 1000 milliards, un chiffre que l’on a beaucoup de mal à se représenter).

Que faire ? notre pays fait-il réellement partie de ceux qui sont les moins bien formés en matière de culture économique? c’est possible.

Paradoxalement, des économistes français raflent régulièrement les prix Nobel d’économie, comme Philippe Aghion en 1992, ou Jean Tirole, en 2014.

On rappelle à longueur d’années que la France, contrairement à tous ses voisins, n’a toujours pas effectué les réformes de base pour assainir son budget (pire, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron et de son Premier Ministre, elle a lâchement abandonné en 2025 une timide réforme des retraites !, ce qui alourdit encore le déficit de quelques milliards, de façon structurelle !).

Il y a pourtant des solutions.

A l’instar de l’ancien big boss d’Essilor, le géant des verres correcteurs de lunettes, Xavier Fontanet*, il faudrait lancer rapidement un enseignement basique, très accessible, qui permette à tous, jeunes ou expérimentés, de se familiariser avec le B-à-Ba d’un compte de résultat simplifié.

Heureusement, les économistes qui savent faire preuve de pédagogie ne manquent pas dans notre pays, certains sont même invités régulièrement sur les plateaux télévisés – Philippe Dessertine ou Nicolas Bouzou , pour n’en citer qu’eux deux.

Les journalistes éco comme François Lenglet ou la directrice du think tank, Fondation IFRAP Agnès Verdier-Molinié, font également un travail de vulgarisation exceptionnel.

Les organisations patronales comme le MEDEF Mouvement des Entreprises de France , la Les Entrepreneurs , mais aussi les organisations syndicales côté salariés devraient s’unir pour proposer des modules accessibles, en particulier par internet, pourquoi pas réalisés par nos économistes ?

Contenu de l’article
Patrick Martin à l’AG du MEDEF Gironde- juin 2026

L’idée a en tous cas été suggéré au vaillant patron du Mouvement des Entreprises de France , Patrick Martin lors de sa venue en Gironde, il y a quelques jours.

Pas reporter indéfiniment la dette sur nos enfants !

Les Français seraient mieux à même de décider pour qui voter et cela recentrerait le débat sur une de nos priorités: l’assainissement des finances publiques ; il n’est décidemment pas possible de reporter éternellement la dette sur nos enfants et petits-enfants en continuant, ad vitam eternam, de payer des sommes faramineuses en simple intérêt de la dette!

… et le gouvernement français aurait peut-être un peu plus de mal à faire croire au peuple français que l’une des 3 grandes priorités nationales de 2026, dans un pays submergé par la dette, est… l’euthanasie !!

*ex de vulgarisation de la stratégie d’entreprise par l’ancien Président d’Essilor, Xavier Fontanet

Patrick Martin à l’AG du MEDEF Gironde- juin 2026

L’idée a en tous cas été suggéré au vaillant patron du Mouvement des Entreprises de France , Patrick Martin lors de sa venue en Gironde, il y a quelques jours.

Pas reporter indéfiniment la dette sur nos enfants !

Les Français seraient mieux à même de décider pour qui voter et cela recentrerait le débat sur une de nos priorités: l’assainissement des finances publiques ; il n’est décidemment pas possible de reporter éternellement la dette sur nos enfants et petits-enfants en continuant, ad vitam eternam, de payer des sommes faramineuses en simple intérêt de la dette!

… et le gouvernement français aurait peut-être un peu plus de mal à faire croire au peuple français que l’une des 3 grandes priorités nationales de 2026, dans un pays submergé par la dette, est… l’euthanasie !!

*ex de vulgarisation de la stratégie d’entreprise par l’ancien Président d’Essilor, Xavier Fontanet

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